Un peu d’histoire sur le Cambodge avant de commencer :
Le Cambodge est peuplé d’environ 17 millions d’habitants et sa capitale est Phnom Penh. Le pays est une monarchie constitutionnelle, héritière de l’ancien Empire khmer hindouiste et bouddhiste qui régna sur la péninsule d’Indochine entre le XIe et le XIVe siècles.

Le Cambodge est officiellement une démocratie, mais son principal dirigeant, le Premier ministre Hun Sen, proche du régime chinois, est au pouvoir depuis plusieurs décennies !
Nous avons entrepris notre visite des temples du complexe Angkor Wat dès les premières lueurs du jour, amorçant notre journée par un lever à 4 heures du matin. À tort, je pensais que nous serions parmi les rares à entreprendre une telle aventure matinale, mais il semblait que des centaines de personnes partageaient la même idée.
L’hôtel avait pris l’initiative de nous fournir des boîtes à lunch, étant donné qu’il était encore trop tôt pour le petit déjeuner.
Malheureusement, la présence persistante d’une épaisse couche nuageuse a eu pour effet d’atténuer le spectacle, privant ainsi notre vue des magnifiques teintes orangées que le ciel aurait dû arborer.

Il y avait foule au bord de l’étang bordant le temple d’Angkor Vat!

Angkor Vat représente le plus vaste temple et le plus imposant édifice religieux à l’échelle mondiale. Il constitue une partie intégrante du complexe monumental d’Angkor, s’étendant sur une étendue de plus de 160 hectares.
Érigé au début du XIIe siècle à Yaśodharapura, la capitale de l’empire khmer, par le roi Suryavarman II, ce monument exceptionnel servait de «temple d’État» et de futur mausolée.

Nous nous dirigeons vers le temple en empruntant une allée en pierre qui fait un demi-kilomètre. Les balustrades de chaque côté de cette voie majestueuse sont finement sculptées à la ressemblance de la divinité serpent, le Naga. Ces rambardes en pierre, ornées de représentations détaillées du serpent mythique, ajoutent une touche artistique et sacrée à notre progression vers le temple, évoquant la richesse symbolique qui imprègne chaque élément de cet environnement historique et spirituel.

Dans le cadre d’Angkor, l’une des plus grandes cités médiévales, Angkor Vat demeure le seul temple ayant conservé sa vocation religieuse initiale depuis sa création, initialement dédié au dieu Vishnou, rompant ainsi avec la tradition Shaiva suivie par les monarques précédents. À la fin du XIIe siècle, il subit une transition graduelle pour devenir un temple bouddhiste.
Ce site emblématique est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il incarne le style classique de l’architecture khmère en combinant les éléments du temple-montagne et du temple à galeries.

La renommée d’Angkor Vat ne découle pas uniquement de la grandeur et de l’harmonie de son architecture, mais aussi des innombrables bas-reliefs qui ornent ses murs. La beauté exceptionnelle de ses sculptures et la taille impressionnante du temple ont valu à cet édifice le titre de «huitième merveille du monde» pour beaucoup. Au cours de notre visite, notre guide nous a plongés dans une exploration détaillée des fresques, révélant des représentations complexes allant de scènes de guerre à des moments de naissance, de la pêche du poisson à des images évoquant des démons. Chaque bas-relief était une fenêtre captivante sur l’histoire et la vie quotidienne, capturées avec une finesse artistique extraordinaire.

Ci-haut, deux Devata captivent notre regard, parant leur silhouette d’imposants colliers étincelants et d’une coiffure élaborée. Ces figures divines, sculptées avec une finesse artistique remarquable, semblent incarner la grâce et la splendeur, chaque détail de leurs parures contribuant à créer une présence céleste et majestueuse.

En représentation du mont Meru, demeure des divinités dans la mythologie hindoue, Angkor Vat est entouré d’une douve de plus de 5 kilomètres et d’un mur extérieur de plus de 3 kilomètres. À l’intérieur, trois galeries rectangulaires s’emboîtent les unes dans les autres, avec des tours au centre du temple.







Nous avons traversé un lac sur un long pont. Un emboîtement type Lego flottant et le résultat est surprenant.

Par la suite, nous avons entrepris notre visite de la porte sud d’Angkor Thom, traversant un pont orné de statues représentant des divinités et des démons.
De part et d’autre de ce passage majestueux, deux rangées imposantes de personnages soutiennent le corps sculpté d’un naga à sept têtes, créant une scène impressionnante chargée de symbolisme.
Ces représentations artistiques détaillées ne sont pas simplement des ornements, mais plutôt des témoignages visuels fascinants de la riche mythologie et de la profonde spiritualité qui imprègnent l’ensemble d’Angkor Thom. Chaque détail de ces sculptures semblait porter en lui une signification, invitant les visiteurs à plonger dans l’histoire et la symbolique complexe de cet ancien site sacré.



De nombreux touristes optent pour le Tuk-Tuk, contribuant ainsi à l’encombrement des routes.

Nous arrivons au temple Bayon.
Le temple occupe une position centrale au cœur de l’ancienne cité d’Angkor Thom. Construit sous le règne du roi khmer Jayavarman VII, un fervent adepte du bouddhisme mahāyāna et considéré comme le dernier grand souverain de l’Empire Khmer, le temple Prasat Bàyon partage son époque de construction avec d’autres édifices emblématiques tels que les temples Ta Prohm, Banteay Kdei et Neak Pean. Jayavarman VII, né vers 1150, a régné sur l’Empire Khmer jusqu’en 1218.


Le Bayon adopte l’architecture caractéristique du temple-montagne, à l’instar du Bakong, Baphûon, Pre Rup, Ta Keo et Angkor Vat. Cette conception architecturale vise à symboliser le Mont Meru mythique, représentant le centre du monde et offrant une visualisation terrestre des dieux, tant dans la mythologie hindoue que bouddhiste.
Le style distinctif du Bayon se distingue par ses tours de pierre ornées de visages monumentaux. Ces visages imposants représentent le Bodhisattva Avalokiteśvara, incarnation bouddhiste de la compassion ultime. Ainsi, le Bayon se distingue non seulement par son architecture remarquable, mais aussi par la présence énigmatique et spirituelle de ces figures impressionnantes qui contribuent à l’unicité et à la signification profonde de ce site historique.





Le temple suivant à notre itinéraire chargé de la journée est le Baphûon, une structure dédiée à Shiva, érigée pendant le règne de Udayādityavarman II, qui a gouverné de 1050 à 1066. Communément appelé la «montagne d’or», le Baphûon se distingue par son emplacement sur une colline artificielle, ajoutant une dimension particulière à son architecture.
Situé dans l’enceinte d’Angkor Thom, le temple occupe une position stratégique entre le Palais Royal et le Bayon, contribuant ainsi à la composition harmonieuse de cette ancienne cité khmère. Au-delà de sa dédicace à Shiva, le Baphûon représente un témoignage magnifique de l’ingénierie et de l’art religieux de l’Empire Khmer à l’époque d’Udayādityavarman II.



Enfin, après des heures de déambulation à travers le site enchanteur, nous atteignons notre destination finale : le temple Ta Prohm.
Connu à l’origine sous le nom de Radjavihara (temple royal), Ta Prohm a été construit en l’honneur de la famille du roi Jayavarman VII. Le temple a été utilisé comme toile de fond dans le film «Lara Croft: Tomb Raider» d’Angelina Jolie en 2001.
Construit à la fin du XIIe siècle comme monastère bouddhiste et université, plus de 12 500 personnes vivaient autour et servaient le temple, avec 80 000 autres dans les villages voisins. Le temple et les zones boisées environnantes furent abandonnés trois siècles plus tard.


Depuis lors, le temple est resté en grande partie intact, permettant aux arbres de pousser dans tout le complexe, les plus célèbres sur Instagram étant les gigantesques figuiers, banians et kapokiers dont les racines enveloppent les murs du temple et dominent les visiteurs.
Le style architectural du Ta Prohm se distingue en tant que «complexe monastique», adoptant une structure à un seul niveau, en contraste avec les temples-montagne tels que le Baphûon ou le Bayon. Ce sanctuaire est dédié à Prajnaparamita, la dénomination bouddhique de la mère du souverain Jayavarman VII.
Ci-bas : Laura Sue…

Notre guide, Chaï, s’est révélé être une source inestimable de connaissances sur l’histoire du Cambodge. Tout au long de la visite, il nous a prodigué des informations de manière incessante, partageant avec passion et détail les événements marquants et les aspects fascinants de l’histoire de ce pays. Sa maîtrise approfondie du sujet a grandement enrichi notre expérience, faisant de la visite une véritable plongée instructive dans le passé captivant du Cambodge

Michel, enveloppé par les énormes racines de ficus qui, au fil du temps, ont patiemment conquis leur espace entre les pierres sur ce lieu chargé d’histoire.


Après avoir marché environ 16,000 pas, nous retournons à notre hôtel pour déguster un délicieux dîner tardif et nous détendre dans notre piscine.


Le personnel avait réservé une surprise à Michel en lui préparant un gâteau d’anniversaire.


