Nous avons pris un vol de Vietnam Air pour partir de Siem Reap, au Cambodge, en direction de la ville de Luang Prabang, au Laos.
Avant de continue, un peu d’histoire et Géographie :
Le Laos, également connu sous le nom de République démocratique populaire Lao, est une nation enclavée d’Asie du Sud-Est, entourée par le Myanmar, la Chine, la Thaïlande, le Cambodge et le Viêt Nam. Sa capitale est Vientiane, où la langue officielle est le lao et la monnaie officielle est le kip.

Voici un très bref aperçu d’un climat politique en constante évolution à l’ère moderne :
À la fin du 18e siècle, le Laos est soumis au contrôle du Siam (actuelle Thaïlande). Par la suite, il tombe sous la domination française. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon occupe le Laos. En 1959, les forces du Nord Viêt Nam envahissent, prenant le contrôle d’une grande partie de son territoire le long de la frontière. Quelques années plus tard, les communistes Pathet Lao s’emparent de l’Est et du Nord-Est. Le 2 décembre 1975, le roi Savang Vatthana et la reine Khamphoui abdiquent, et tous deux décèdent par la suite dans un camp d’internement.
Le Laos, un pays dont la population atteint huit millions d’habitants, est principalement agricole et dépend fortement du tourisme. Plus de 70 % de son territoire est constitué de montagnes et de plateaux. Politiquement, il est gouverné en tant qu’État socialiste sous la direction du Parti révolutionnaire populaire lao, un parti unique de tendance marxiste-léniniste. Dès notre arrivée à l’aéroport, nous avons constaté la présence importante de militaires assumant des rôles d’agents de douane.
La majorité des Laotiens pratiquent le bouddhisme, et l’espérance de vie dans le pays est significativement plus basse par rapport aux nations développées.

Nous étions les seuls occupants de la classe affaires lors du vol de Siem Reap vers notre destination, Luang Prabang. Quelques minutes avant le départ, une délégation ministérielle laotienne est arrivée et a bruyamment pris possession de notre espace. À destination, ils rencontraient des journalistes gouvernementaux à la sortie de l’avion, et cela a nécessité que nous nous frayions un chemin vers les douanes, suscitant le désarroi du personnel de sécurité.

Suzanne a sélectionné un magnifique hôtel de style colonial français pour nous. Le personnel nous a accueillis de manière impeccable, bien que leur anglais soit marqué par un fort accent laotien.


Le café matinal sur le balcon…


Après le checking, nous sommes allés marcher dans le quartier.

Le matin suivant, nous avons opté pour une promenade en ville afin de mieux rencontrer les habitants et explorer les rues moins fréquentées par les touristes.

Le marché grenouillait de bonnes choses…



En règle générale, les édifices touristiques tels que les temples ou le palais royal sont bien entretenus, cependant, le manque de ressources financières devient évident lorsque l’on examine de plus près.





Ben oui, la toilette, ça part du behind !



Oui, cela ressemble effectivement à une statue russe…



À midi, nous avons découvert un bistrot situé en bordure de la rivière Mékong.



Depuis 1995, Luang Prabang est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. La ville se démarque par la richesse de son héritage architectural et artistique, résultant de l’harmonie entre l’architecture traditionnelle laotienne et celle de l’époque coloniale. Malgré la présence omniprésente de la pauvreté, le paysage urbain de Luang Prabang demeure remarquablement préservé, témoignant de cette fusion entre deux traditions culturelles distinctes.

Après avoir savouré un délicieux repas, nous nous sommes rendus à la colline du mont Phousi que nous avons escaladée.



Nos efforts furent grandement récompensés.

Une charmante escroquerie locale implique la capture de petits oiseaux, vendus ensuite aux touristes qui auront le plaisir de les relâcher. Suzanne, au grand cœur, n’a pas pu résister ! 🙂
Une fois redescendus de la colline, nous sommes retournés à l’hôtel pour un repos avant le souper. Demain, nous nous lançons dans une expédition guidée et devons préserver nos énergies.


