Ho Chi Minh City – Jour 38-39

Nous quittons notre petit paradis à Danang pour se diriger vers la grande ville de Ho Chi Minh.

Le vol avec Vietnam Airlines est très agréable ; les hôtesses ont suffisamment de temps pour nous proposer des canapés et des boissons.

Une fois en l’air, la ville de Danang s’offre à nos yeux dans toute sa splendeur.

Ho Chi Minh, (anciennement Saïgon) :

Pendant la guerre du Viêt Nam, Saïgon était le centre de commandement américain. L’activité économique de la ville prospérait grâce à la présence de centaines de milliers de soldats américains, et son port était congestionné par l’afflux massif d’importations de matériel militaire.

Le 30 avril 1975, la prise de Saïgon par l’armée nord-vietnamienne et le Viet Cong, marquant la chute de la ville, symbolisa la fin du conflit. Les vainqueurs renommèrent la ville du nom de leur leader historique, Ho Chi Minh, décédé plus de cinq ans auparavant.

De nombreux Vietnamiens continuent d’appeler toute la ville «Saïgon», bien que, officiellement, ce terme ne s’applique désormais qu’au centre de Ho Chi Minh. La population est estimée à un peu plus de neuf millions d’habitants.

Nous avons opté pour le Méridien Saïgon, un hôtel situé à proximité de la rivière Saïgon, et son décor est résolument trop moderne pour nous. Nous ressentons une certaine nostalgie pour l’architecture coloniale française de nos hébergements à Luang Prabang et Danang ou de notre belle villa à Siem Reap…

Après une douche rapide, nous nous sommes rendus en ville pour une promenade. En passant près d’un parc, nous avons remarqué la présence d’anciens avions militaires américains exposés. Les dirigeants du Vietnam ont une inclination à montrer à la population qu’ils ont remporté la guerre en 1975.

L’état de ces avions était délabré, ce qui m’a un peu attristé à les observer.

Après un excellent souper dans un petit resto Japonais, nous avons pris un Grab (genre d’Uber en Asie) pour se rendre au building le plus haut du pays, le Landmark 81.

(Photo prise de notre chambre d’hôtel, avec quelques réflexions indésirables)

L’ascenseur qui nous montait au 81ᵉ étage était super rapide et en montant, j’espérais que l’engin avait été conçu en Allemagne…

Au sommet, la vue était tout simplement époustouflante. Pour accéder au point culminant et capturer des photos par-dessus la barrière en verre, il était nécessaire de porter un harnais de sécurité et de bien sécuriser son téléphone. C’était vraiment une soirée magnifique…

Selfie au sommet du plus haut building au Vietnam.

Ce matin, j’ai raté le lever du soleil de quelques minutes depuis la fenêtre de notre chambre d’hôtel, mais le résultat est tout de même satisfaisant.

Nous avions initialement planifié une visite guidée en groupe, mais nous avons finalement décidé d’explorer quatre points d’attraction à pied.

Vers 14 heures, la température a grimpé à 35°C, ce qui s’est avéré être une décision peu judicieuse après avoir parcouru une dizaine de kilomètres. Néanmoins, nous avons fait plusieurs pauses en nous réfugiant dans des restaurants ou des cafés pour échapper à la chaleur.

Nous avons commencé notre visite par le musée de la guerre. Celui-ci exposait divers avions de chasse et chars d’assaut, parmi lesquels se trouvait un F-5A en excellent état. L’objectif évident du musée était de présenter à la population les types d’appareils qui avaient largué des bombes pendant la guerre du Vietnam.

Je n’ai évidemment mentionné à personne que j’avais plus de 1,250 heures sur ce modèle de Northrop.

À l’intérieur, de nombreuses photographies et textes relataient l’expérience des Vietnamiens du Nord durant la guerre. La lecture était particulièrement difficile, en particulier dans la section traitant de l’agent orange, ce défoliant déversé sur les populations avec des conséquences dévastatrices pour les individus ainsi que pour leurs enfants.

Après cette visite sombre, nous nous sommes dirigés vers le palais de l’indépendance.

Le palais a été conçu par l’architecte Ngô Viết Thụ, premier lauréat du prix de Rome en 1955. Il a servi de résidence officielle aux présidents de la République du Viêtnam du Sud. À la fin de la guerre du Vietnam, (avril 1975), le bâtiment a été ouvert au public, permettant ainsi à la population de constater le déclin de l’ancien régime capitaliste à travers ses vastes salles et ses planchers en marbre.

La voie menant au palais est flanquée de deux parcs, ce qui contribue à donner un air imposant au palais.

Petites fenêtres de la salle à manger…

Sur le toit, le bâtiment comportait une aire d’atterrissage pour des hélicoptères.

En 1967, le général Nguyên Khanh assume la présidence de la République du Viêt Nam. Face à l’offensive imminente des communistes nord-vietnamiens sur Saïgon, il a présenté sa démission le 21 avril 1975 avant de trouver refuge en Thaïlande. Il s’est ensuite établi de manière permanente au Massachusetts jusqu’à son décès.

Nous repartons vers la cathédrale Notre dame de Saïgon qui fut construit par les Français de 1877 à 1880.

‘Non chérie, oublions l’idée du scooter, on continue la promenade à pied.’

La cathédrale est une attraction prisée des touristes, cependant, elle est actuellement fermée en raison de travaux de rénovation. Je me demande qui payera la facture, il y a très peu de catholique au Vietnam avec environ seulement 12% de la population.

Nous nous dirigeons donc vers le marché de Ben Thanh, niché au cœur de la ville.

Le marché est un must pour les visiteurs, et une fois à l’intérieur, l’expérience va au-delà de la vue. Les arômes puissants d’épices et de diverses viandes se mêlent au brouhaha, conférant au lieu une atmosphère unique.

Fatigués, nous décidons quand même de rentrer à pied et par hasard, nous croisons l’imposante City hall avec sa superbe statue de Ho Chi Minh.

Un peu plus loin, au bout d’une ruelle peu fréquentée, un hôtel affiche clairement sa vocation principale en tant que fournisseur de services de massage.

Nous avons l’intention de nous coucher tôt ce soir, car demain constitue notre dernière journée au Vietnam, ce sera une excursion de 10 heures pour découvrir le delta du Mékong et les petits villages avoisinants. Nous avons donc besoin de repos.

Dimanche, nous prendrons un vol avec Singapore Airlines (…enfin le vrai luxe…) pour nous rendre à Singapour, où nous passerons une nuit de sommeil avant d’affronter notre long voyage de retour vers New York…